Le plancher collaborant, c’est quoi ?

Le plancher collaborant ne fonctionne pas sans liaison physique qui s’établit entre le métal ou le bois et la dalle en béton. Le tout se soutient également à l’aide de poutres. En outre, l’installation requiert encore des ancrages et des goujons qui anticipent le soulèvement de la dalle. Avant tout, que faut-il comprendre de ce nouveau concept ?

Comment définir le plancher collaborant ?

Ce nouveau concept se définit comme un plancher qui s’adapte à la construction et à la rénovation. Il se démarque par son épaisseur faible et également par sa légèreté. Il se met en place avec facilité et promptitude.

Cette alternative également connue comme le plancher mixte associe l’acier et le béton. Ces deux matériaux se complètent du fait de leur comportement mécanique. Certes, le béton présente une grande résistance, mais demeure fragile en traction. Pour sa part, l’acier s’avère résistant en matière de traction.

Ce modèle de plancher allie ces deux matières afin d’exploiter pleinement leurs capacités mécaniques. Certes, la partie supérieure faite en dalle de béton reprend les efforts de compression. La partie inférieure où se situe l’acier s’occupe de la traction.

Le bois peut aussi s’associer au béton pour créer ensuite des planchers collaborants. Cliquez ici pour en savoir plus.

Les différentes sortes de planchers collaborants

En matière de plancher collaborant, le marché propose trois techniques. Le plancher à bac acier se réalise aisément. Il se compose de bacs métalliques réalisés à l’aide de tôles nervurées galvanisées. Les tôles finissent par former un coffrage sur lequel la dalle de béton armé se pose. Les faces latérales des nervures présentent des bossages. Ce qui permet d’accroître l’adhérence et de garantir la collaboration entre le béton et la tôle. Cet ensemble peut de suite reposer sur un amas de poutres ou sur des murs porteurs.

Le plancher mixte fait de béton et d’acier se présente comme cette variante permettant de profiter des avantages du béton et de l’acier en même temps.

Le plancher mixte bois-béton constitue la dernière option. Ce modèle repose sur des solives faites de bois et équipées de connecteurs en métal. Ces éléments se plantent à intervalles réguliers pour assurer la liaison avec la dalle de compression conçue en béton coulé. Avec ce plancher, il devient facile d’exploiter la résistance du béton et celle du bois.

Les avantages et inconvénients du plancher collaborant

Le plancher collaborant présente de nombreux avantages par rapport aux autres types de planchers. Ainsi que précisé, il s’avère plus léger que le reste et pourtant, il supporte des charges assez conséquentes. Moins épais que le plancher classique, il s’adapte à divers projets de rénovation ou quand la hauteur du sous-plafond présente des limites.

Sans forcément user d’appui intermédiaire, ce nouveau plancher donne la possibilité de mettre en place un parquet de grande portée.

Le plancher ici présenté peut accueillir n’importe quel type de revêtement de sol et s’associe même avec le chauffage par sol. Il s’adapte à n’importe quelles formes et se découpe aisément. De plus, il se présente comme une alternative économique qui permet de garder les planchers existants dans le cadre de la rénovation de bâtiment.

Cependant, cette technique présente également quelques limites. Du point de vue thermique, il n’isole pas assez. De même, il ne présente pas une belle performance phonique, car la faible épaisseur de la dalle ne le permet pas. Ainsi, il convient d’user d’une couche d’isolant phonique et thermique pour renforcer ce plancher.

La mise en œuvre du plancher collaborant

Mettre en œuvre le plancher collaborant semble plus simple qu’il n’y paraît. La réalisation reste également facile. Les bacs en acier doivent d’abord se mettre en place puis se fixer à leurs supports grâce à des connecteurs soudés ou des clous. Le nombre d’étais se définit par rapport à chaque bac et à la portée du plancher.

Une couche d’isolant phonique et thermique se place sous le bac acier pour procurer une meilleure qualité au plancher. Ce qui permet d’éviter les déperditions thermiques et phoniques en même temps.

Une fois que le béton s’assèche, les étais se retirent. Néanmoins, il vaut mieux attendre 28 jours avant le retrait.

Afin d’éviter la fissuration de la dalle pendant ce retrait, il faut poser un treillis soudé. Ce qui donne un caractère plus compact au tout. Il convient de maintenir les tôles sur lesquelles coule le béton afin d’éviter les déformations du plancher.

Pour le coulage, il faut faire usage de la pompe à béton sur 5 cm d’épaisseur en plus de tenir compte de la hauteur du coffrage. La technique reste la même pour un plancher collaborant usant du bois.

Quand ce plancher se réalise à l’aide de poutres en bois ou de poutres en acier, la portée maximale n’excède pas les huit mètres. Toutefois, elle ne va pas au-delà des cinq mètres en cas d’utilisation de bacs en acier.

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